La géobiologie au travers du temps

Un savoir né de la sédentarisation:

Avant le néolithique, l'homme était nomade. L'influence du lieu sur sa santé ne pouvait être évidente. Il faut séjourner un minimum de temps à une même place pour en ressentir clairement les effets. Il semble que l'histoire de la géobiologie remonte aux débuts de l'Histoire elle-même. Elle débute avec le Feng-Shui des Chinois ou le Vastu Shastra, pratiqué en Inde.

Le secret des empereurs chinois:

La Cité interdite, palais impérial de Pékin (Beijing), a été édifiée en 1406. Outre les meilleurs architectes de l'époque, sa construction a mobilisé des spécialistes du Feng Shui, en vue d'apporter la prospérité, la sécurité et le bonheur aux empereurs et à leur dynastie. Entre autres, elle englobe une rivière artificielle qui ondule à travers la cour extérieure pour protéger les palais centraux.

Feng Shui signifie "vent et eau". Cet art crée en Chine il y a plus de 3000 ans consiste à choisi le meilleur site puis à trouver l'emplacement propice des tombeaux, des villes, des maisons, des  pièces et des objets à l'intérieur des habitations. Cette discipline entend apporter équilibre, harmonie et bonheur aux occupants d'un lieu. Elle prend en compte l'orientation, les formes et la répartition spatiale du relief, les circulations horizontales du vent et de l'énergie qu'il véhicule (le "Chi ou Tch'i"). Aujourd'hui, toutes les China Towns réparties dans les capitales occidentales ont largement recours au Feng Shui.

Le Vastu Shastra est réputé être l'ancêtre du Feng Shui.

On en trouve la trace dans les Veda, livres sacrés de l'hindouisme écrits en sanskrit à partir de 1800 avant J.-C. Cette science de la construction est l'art de conserver une harmonie entre un bâtiment et les cinq éléments: Terre, Eau, Feu, Air et Ether. Elle prend en compte le site, son orientation, les formes et l'intérieur. C'est à partir de l'Inde que cette science aurait diffusé au Tibet, en Asie du Sud-Est, en Chine et au Japon.

Les grandes vérités d'Hippocrate et de nos ancêtres

Selon le célèbre Grec, médecin et philosophe, quatre facteurs comptent pour la santé des individus: leur constitution, l'air, l'eau et l'état du sous-sol. Il déclarait en 430 avant J.-C.: "Celui qui veut se perfectionner dans l'art de guérir considérera comment l'endroit est disposé et s'informera du sous-sol, concurremment avec la constitution des êtres vivants." (Traité des Airs, des Eaux et des Lieux)

Avant l'adduction d'eau au robinet, personne n'envisageait de creuser un puits sans faire venir un sourcier avec les fameuses "baguettes de sourcier" universellement connues. A cette époque ou l'on creusait des puits à l'aide de pelles, il était préférable de ne pas se tromper. Ainsi demandait-on à un "rhabdomancien" (sourcier) de faire son travail avant que le puisatier se mette à creuser. En moins d'une demi-heure le rhabdomancien local était capable de préciser à quel endroit faire un trou et à quelle profondeur approximative on allait trouver l'eau voire d'apporter des précisions sur le débit. Ils procédaient par radiesthésie, à l'aide de baguette de bois souple (coudrier, noisetier) ou d'un pendule.

Un secret de la religion chrétienne

La plupart des lieux de culte chrétiens bâtis aux XIIeme et XIIIeme siècles utilisent l'énergie tellurique générée par la friction de deux cours d'eau sous-terrains. La qualité vibratoire de cette énergie ascendante était optimale lorsqu'elle coïncidait avec un croisement du réseau solaire. Le secret consistait à placer l'autel à la verticale de ce double croisement. L'objectif était d'obtenir la meilleure connexion possible entre le ciel et la terre sur le point de consécration et d'élévation. Un lieu de culte était ainsi conçu, à cette époque, pour être une centrale d'énergie naturelle.

C'est grâce à de nombreux sourciers anonymes, puis sous l'impulsion du docteur Peyré en 1937, du docteur allemand Hartmann en 1950, du docteur Curry, de Yves Rocard ou du docteur Picard que la géobiologie a pu renaître au XXeme siècle.

Sources: Votre santé en lieu sûr, Alain de Luzan, édition le courrier du livre.